Génédinant
Groupe d'échange et d'entraide pour la généalogie dans la région dinantaise

LES QUATRE FILS AYMON

17 mai 2008 - Georges Degaudinne

Des Saxons venus de Germanie, préfets de Marches, pour la plupart, occupent des emplois de plus en plus importants à la cour de Dagobert et autres rois francs.
Nous les retrouvons qui s’installent en priorité dans les forêts ardennaises, dénommés "princes des Ardennes" dominant de grands territoires. Ils font partie de la Saga de Charlemagne et leurs faits d’armes ont donné naissance à la légende des "Quatre fils Aymon".
Quelques noms sont parvenus jusqu’à nous, mais voyons l’Histoire.

Il était une fois.......

C’est ainsi que commencent toutes les légendes. Les bardes, ménestrels, trouvères et autres troubadours passeront de châteaux en châteaux, de bourgs en bourgs, conter les hauts faits d’armes de ces quatre chevaliers héroïques, conte modifié, enjolivé de génération en génération. Des faits peuplés de vraisemblances qui vont se gonfler d’exagérations, d’affabulations et même générer des idées superstitieuses en ces temps ou la croyance à la magie était chose courante. Ce sera le sort de cette saga des quatre fils Aimon, saga tellement connue qu’elle fut mise sous presse à Lyon, dès la création de l’imprimerie, et ce, près de 8 à 9 siècles après les évènements.
Il suffisait de conserver les détails historiques de ce conte, se souvenir des personnages importants qui émaillaient le récit, ces détails qui, curieusement, n’ont guère variés et dont la plupart se sont avérés exacts ! Quand tant d’autres noms ont sombrés dans l’oubli, nos héros et leurs antagonistes ont survécus........ Une pincée de merveilleux, tel le cheval Bayard et le cousin Maugis qui fait des miracles, genre Merlin l’enchanteur, ralliera les suffrages de tous les publics. Toujours les quatre frères échappent à Charlemagne, leurs châteaux sont quasi imprenables, ils les construisent en quelques jours d’ailleurs, (érigés sur des buttes de terre, ce dernier fait s’est avéré exact, pour cette époque) rarement à court d’argent. Bien entendu s’ils sont gravement blessés, le cousin Maugis les guérit à l’aide d’onguents et d’herbes dont il a le secret. Le cheval de Regnaut, Bayard, qui avait été ramené de l’île de Boucquant par le cousin Maugis, sera pris par Charlemagne qui, lui mettant une pierre au col le jettera dans la Meuse, depuis le Pont des Arches. Bayard est, bien sûr un cheval vigoureux, hardi, ardent, infatigable - n’est-il pas représenté, chevauchant, avec les quatre fils Aymon en croupe, et d’une vitesse de course incroyable. Bien sûr, il parvient à s’échapper des eaux de la Meuse, hennit bruyamment, rue avec force et s’enfuit au galop. Nul ne le reverra jamais, mais parfois il fait encore entendre de longs hennissements dans l’espoir, sans doute, qu’un Aymon passera par là et l’entendra.
Des historiens ont affirmés que cette légende était une authentique histoire aquitaine et une vieille légende ardennaise. Le pays de Liège revendique cette saga, et de très sérieux historiens de cette contrée se sont penchés sur le sujet. Dès lors, un peu de clarté nous laisse entrevoir ces faits hautement historiques comme véritables. Des cartulaires retrouvés, des citations auxquelles il est permis de croire, relancent donc cette étude. Dans la légende française, Renaud de Montauban, vassal de Charlemagne se révolte contre lui et toute une histoire se brode autour de cette anecdote. Impossible de résister à l’attrait de ce travail de recherche historique, d’autant que des faits subsistent qui pourraient corroborer au moins une partie des données. Nous voici partis dans une saga familiale dont il faudra bien séparer la vérité historique du merveilleux. Et elle va nous permettre de poursuivre notre quête en ce qui concerne le patronyme Aumont. Pour le sérieux de cette étude Aumont en général et de ces Aymon (Aimont - Aymond) en particulier, car Aymon pourrait bien être la base même de la saga familiale, voyons les faits qui prouvent leurs existences.
Le premier personnage cité est Dodon ou Doon de Mayence, frère de Alpaïde, originaire de Saxe, margrave. Dodon, comte de Réthel est très probablement son fils (confondus dans les diverses sources relevées, l’un pouvant être Doon et l’autre Dodon, mais affirmatif, ils ont bien tous deux existés)

Douze enfants lui sont attribués, dont deux au moins seront dotés d’un duché par Charlemagne.

Beuves, duc d’Aigremont, pair de Charlemagne, demeure au château d’Aigremont près de Liège, bien qu’il reçut en partage. Il semble n’avoir eut qu’un fils, Maugis, aussi appelé Mauger
Aymon de Dordonne, duc et pair de Charlemagne x Edwige, cousine de l’empereur, peut-être fille de Carloman, frère de Pépin le Bref (aucune confirmation) Il demeure à Neufchâteau sur l’Amblève, château offert par l’empereur à l’occasion de son mariage, sinon reçu en partage comme l’affirment d’autres historiens.
Ce château existait déjà à l’époque des Francs, et était précédemment demeure royale sous le nom de Neufchastel. En 741 ce château servit de prison à Griffon qui prétendait contester à Carloman et Pépin, ses frères consanguins, les états que leur avait légué Charles Martel.
Aymon était connu sous le nom de " Prince des Ardennes"
Il aura quatre fils, Renault, Allard, Guichard et Richard, tous quatre nés au château.
Nous trouvons, comme membres de cette même famille :
- Ogier l’Ardennais
- Regnier
- Gérard de Roussillon
- Albon, comte de Rethel et Famars, dont le fils Maineer (Manicherus) est dit cousin des fils Aymon.
- N. duc de Naymes (de la seigneurie d’Aymes dont le titre était Dordonne ?)
- N. duc de Naimes de Bavières
- N. duc de Nanteuil
- Turpin l’évêque est cité comme cousin d’Aymon
- Roland, (Hruotland) préfet des Marches, neveu de Charlemagne, donc apparenté aux Aymon, entré dans la légende pour la bataille de Roncevaux en 778.
Il faut se souvenir que Pépin de Herstal dit Pépin le Jeune, né à Jupille vers 635, avait épousé Plectrude dont il eut deux fils.

Mais il eut deux autres fils de sa concubine Alpaïde, dont Charles Martel, dit "Le Marteau" époux de Rothrude et dont descendent les rois de France. Alpaïde était la soeur de Doon ou Dodon issu de Saxe, et cité historiquement comme "Dodon aux six doigts". Toutes les chroniques dépeignent cette famille comme pleine de morgue et d’ambition, par voie de conséquence, riche et puissante ainsi que le dit Roberti dans sa "Vita Sancti Lambertini" cap. XVII p.112.
Si une persévérante tradition se plaît à donner aux Dodon l’épithète "Aux six doigts", c’est qu’il était dit que les membres de cette famille eurent un doigt surnuméraire à la main droite et qu’ils en tiraient vanité !
Toujours est-il que l’un des principaux domaines de Dodon consistait dans la baronnie libre d’Arvroy, qui passa ensuite à un évêque de Liège lequel y plaça un mayeur et sept échevins, fait mentionné dans " Titre de l’an 1034, placitum Avroti "
Dans cet alleu se trouvait une prison, un château et un hôtel des monnaies. Aujourd’hui enclavé dans la ville de Liège, il existe toujours un boulevard d’Avroy.
Il est dit que cette famille joua un grand rôle sous les Mérovingiens et les Carolingiens et que c’est grâce à Alpaïde, femme ou concubine de Pépin de Herstal et soeur de Dodon de Mayence, que cette famille obtient les plus hauts emplois dans le gouvernement.
Pour justifier de l’existence de ce Dodon à la cour, il suffit de voir les chroniques relatives à la "guerre" entre les Dodon d’Avroy et St Lambert. De même, Dodon est dit "missi", il administre les 123 domaines en vallée inférieure de la Meuse et les contrées voisines, homme considérable s’il en est, et l’on comprend mieux que Beuves, son fils, refuse de s’incliner devant Charlemagne. Lui rendre hommage, d’accord, mais il veut être libre de l’ost.
Le fond de vérités de cette saga Aymon peut aisément se vérifier grâce à la réalité des personnages, la lutte entre Charlemagne et ses feudataires n’est pas fictive.
Dodon fut célébré par les trouvères et les jongleurs, le principal étant trouvé dans les poèmes héroïques du Boärdo et de l’Arioste.
Dans le prologue de ce poème des " Quatre fils Aymon" le trouvère établit l’origine de la famille Aymon :
"Seigneurs, or faites pais, chevaliers et barons
Et rois et dus et contes et princes de renons,
Et prélats et bourgeois, gens de religion,
Dames et demoiselles et petits enfançons,
Clers et lais, toutes gens vivans fois et raisons....
Or faites pais, seigneurs, ne faites cris ne sons
Et je vous chanteray une bonne chansons.
Oncque meilleur n’oïstes, bien dire le puet hons
Car c’est du vaillans hoirs du preux conte Doons,
Cil qu’on dist de Mayence, qui tant fu vaillans hons.
D’un des douze fils qu’on appela Aymons
Issy quatre biaus frères desquels orrés les noms :
Regnault fut le premier, Allars fu le seconds,
Et Guichars et Richards aussi furent les noms...."
Fait certain aussi, Charlemagne, après la défaite de Roncevaux, créa des comtes dans l’Aquitaine, "à Albi il plaça Aimon, qui doit être le père de Renault, Allart, Guichard et Richard, renommez par les romans "
Fauchel, dans ses Antiquités Gauloises et Françoises, tome II, ch.XV, folio 230.
" in Roncevalle contra Saracenos pugnani Caroli Magni duces duo filii Aemonis Arduenani comitis prognati."
Chronicon Loediense MS.

Thomas de Cantimpré, né en 1201, religieux de l’Ordre de St Dominique, parle dans un de ses ouvrages, des prouesses et de la réputation du cheval Bayard, " "Beyardus vero equus tempore Caroli viguil...." "...Bayard, qui vivait du temps de Charlemagne...."
Les quatre fils Aymon sont indissociables du cheval Bayard.

Sans en connaître vraiment le détail, n’est ce pas aussi Bayard et ses quatre cavaliers qui, lors d’une fuite éperdue, se frayèrent un passage en fendant le célèbre rocher dit Bayard situé le long de la Meuse à Dinant et que l’on peut encore voir de nos jours ?

Un capitulaire du successeur de Charlemagne, publié en 819, désigne les lieux où doivent résider des "missi" et l’on y trace même les délimitations de leurs départements. Le quatrième département est celui de Cologne, ses deux "missi" sont Hadalbold, archevêque de cette ville, et Eimon, comte.
Les "missi" étaient des administrateurs temporaires, les rois ne nommaient à cet emploi que des seigneurs de leur cour expérimentés dans les affaires de l’état. Si le comte Aymon vivait encore à ce moment, on peut supposer que la lutte de ses fils contre Charlemagne eut lieu à l’époque de la défaite de Roncevaux, bataille où n’apparaissent que deux Aymon. Sans doute Renault et Allard avaient-ils déjà embrassé la vie du cloître, car nous savons que Renault se conduisit avec tant de dévotion et d’humilité, qu’ayant été assassiné par les maçons qui réparaient son monastère St Pantaléon à Cologne, on l’honora aussitôt comme saint.
La rébellion des Aymon contre l’empereur eut peut-être lieu pendant que Charlemagne guerroyait contre Gérard de Roussillon. Les traditions ne sauraient conserver une bonne chronologie des évènements aussi lointains, d’où ces deux versions et quelques anomalies que l’on pourrait retrouver dans les textes anciens. Beuves, retranché dans son château presque inaccessible d’Aigremont tuera le fils de Charlemagne, Lothaire. ll s’agit ici de Lothaire (Lothier) qui mourut dans un âge très peu avancé, pas très connu des historiens
Le Père Anselme, "Histoire généalogique de Le Père la maison royale de France" tome I, p.22

Lors de leur fuite, les quatre fils Aymon vont aider le roi Yon à repousser les Sarrasins qui envahissent l’Aquitaine. Renault et ses frères vont recevoir un territoire ou ils construiront leur château de Montauban. Renault épouse Clarisse (Claire) fille du roi Yon et il en aura deux garçons, Aymonet et Yonnet qu’on retrouvera plus tard auprès de Charlemagne.
Bibliogr : "Histoire des quatre fils Aymon" Editions Jean Petitpas - Bomal sur Ourthe.

Pour mieux comprendre cette époque, voyons à présent l’Histoire des premiers Carolingiens et leurs racines, car ils pourraient bien se mêler à notre famille Aymont.
Trois générations de chefs de guerre, de chefs d’état pourvus de dons militaires et de génie politique. A leurs côtés, un foisonnement de saints et saintes, apparentés. Le temporel était soutenu par l’Eglise dans tous les cas. Ces nouveaux venus étaient issus de Saxe, à l’époque forêt carbonifère située entre la Meuse et la frontière de Frise, au Rhin. Le premier à s’installer fut Karlmann (Karling) patronyme inconnu en langue franque, par contre souvent répété dans le Domesday Book. Karlmann était antrustion, compagnon volontaire des rois francs, le trustis représentait le rouage essentiel de l’ancienne société germanique. Le voilà donc "major domus" traduit grotesquement par "maire du palais", occupant à la cour comme à l’armée les plus hautes fonctions, avant de se voir promu à la tête d’un gouvernement provincial par le roi d’Austrasie. La région administrée par Karlmann est l’Hasbanium, soit la Hesbaye qui s’étend de Louvain à Liège limitée au Démer, à la Meuse et la Mehaigne. Le duc vivait avec son épouse dans le "burg" du vieux Landen où naquit Pépin, dont la mère pourrait être Véraya, soeur de Charles, duc de Brabant vivant en 524, dont il est dit « que sa soeur avait épousé un grand prince des Ardennes »....
Pépin le Vieux ou l’Ancien, dit Pépin de Landen succèdera à son père en Hesbaye et épousera Itta, sûr de St Modoaldus, métropolitain de Trêves s’alliant ainsi à une ancienne famille sénatoriale. Ce mariage augmente encore ses territoires, vastes terres dans les diocèses de Verdun, Metz, Liège, Herstal, Nivelles, Ardennes et pays de Trêves, auxquels il faut ajouter les forêts de la Sambre, des biens en pays de Neustrie, en Beauvaisis et Vexin. La dot d’Itta est représentée par des immenses domaines étalés des bords de la Loire aux Pyrénées. Cela n’est que l’aspect matériel. Pour l’aspect religieux et moral, très important à cette époque, Pépin va bénéficier du prestige que la sainteté apporte toujours aux familles en ce siècle de rapines, brigandages, violences et insécurité.
Modoaldus, décédé le 12/5/640 sera, ainsi que sa soeur Sévera, inscrits par l’Eglise au catalogue des saints. Itta et sa fille Gerthrudis vont fonder le monastère de Nivialla (Nivelles) et seront béatifiées. Une légende existe d’ailleurs au sujet de Gerthrudis et le peuple se la transmettait avec ferveur. Les branches collatérales de la famille de Pépin de Landen et même des maisons auxquelles il s’allia fournissent une liste impressionnante de noms au catalogue des saints, et en premier Malgaire dit St Vincent Madelgarius, son épouse Waudrude dite Ste Wadeltrudis, fille du comte du Hainaut et leurs enfants, St Dentelin, St Landericus, qui fût chorévêque dans le diocèse de Metz, Ste Andelthrudis et Ste Madelberta, décédée en 706.
En second vient le comte Witger dit St Wilgerus qui entrera à l’abbaye de Lobbes près de Thuin, et son épouse Ste Amalberga (Amalburga) décédée en 690, nièce de Pépin de Landen, et leurs enfants, St Emerbertus, évêque de Cambrai, Ste Rinildis (Raineld) et Ste Gudule patronne du Brabant. St Wandrille abbé de Fontenelle est dit cousin de Pépin de Herstal. Ste Aldegundis, soeur de Waudrude, toutes deux filles de Waubert II décédé en 678, dit aussi Walbert et Vaubert, décédé en 678, comte de Hainaut et duc de Lorraine, frère ou beau-frère de Pépin de Landen, époux de Ste Bertilia.
Voilà donc Pépin soutenu par l’Eglise, il est temps pour lui de se mêler de politique. L’aventure Carolingienne commence avec lui. Les affaires austrasiennes sont confiées à Arnulf évêque de Metz, tandis que Pépin est tuteur du jeune Dagobert.

Arnulf, patriarche d’une autre grande famille similaire à celle de Pépin avait pour fief la Moselle. Il épouse Doda, qui sera seconde abbesse de St Pierre de Reims. La fille de Pépin, Begga, épousera Anségise fils d’Arnulf. L’épée et la crosse parviendront à annihiler le pouvoir royal. Les Arnulfing proviennent de Germanie, installés au château de Lay St Christophe près Nancy.
Ce petit survol carolingien nous apprend une chose certaine : Malgaire était un homme important apparenté à Pépin. Ses grands territoires, son mariage avec Waudrude, fille du comte du Hainaut nous le prouve. Côté Dodon, il semblerait que cette famille compte moins sur une odeur de sainteté pour réussir à s’installer. Ils font le métier des armes, de la politique. Toutefois ils vont s’allier aux Pépin, certainement les soutenir afin d’asseoir leur propre pouvoir. Les alliances sont évidentes. Alpaïde Von Sachsen, concubine de Pépin de Herstal, est dite originaire de Saxe comme l’indique d’ailleurs son nom. Rien ne permet encore de confirmer ce fait, mais nous retrouvons très vite cette famille qui donna de nombreux margraves :
- Liudolf (Von Sachsen) 804-866 margrave en Saxe orientale épouse Oda 818-913,
dont :
- Liutgarde (Von Sachsen) x vers 876, Louis II le Jeune Carolingien, elle est soeur de Brunon décédé en 880, margrave en Saxe Orientale. Cette famille gardera longtemps le patronyme Carolingien et sera représentée pratiquement jusqu’à nos jours par une quinzaine de lignées toutes répertoriées.

Le nom d’Aymon se retrouve au fil des ans de même que des blasons de famille. L’un des porteurs de ce nom rencontré sous Louis XV, était Charles Antoine de La Roche-Aymon, archevêque de Narbonne, puis Reims, premier pair ecclésiastique, grand aumônier de France, chevalier des Ordres du roi. Né au château de Mansart (Creuse) le 17/2/1697, il décède à Paris le 27/10/1777, doyen de l’épiscopat français.

Son blason était :
"de sable, semé d’étoiles d’or, au lion de même lampassé de gueules brochant"
Ces armes ressemblent à celle d’une famille de Binche, non nommée lors de la description des blasons de toutes les familles du Hainaut faite par différents auteurs au XVIème.
"D’argent, au lion de sable, armé et lampassé de gueule."
Ces armoiries sont pendantes de celles adoptées après le XIII ème siècle par les comtes de Hainaut. Il faut bien se rendre à l’évidence, les blasons originaux "suivent" les familles de même origine, avec quelques modifications bien entendu. J’affirmerais donc que cette famille Aymon, peut importe sa graphie est, elle aussi, alliée aux comtes de Hainaut, car toutes ces familles occupant une partie du territoire, bien souvent grâce à des alliances, ont pratiquement les mêmes armoiries.
Nos aïeux devaient avoir pensé à tout. Toujours en guerre, sinon en croisade, quoi de plus simple pour les dissocier que repérer les merlettes de Godefroy de Bouillon (Lorraine) ou les chevrons du comte du Hainaut (premier blason). Hainaut qui, rappelons-le, formait une entité très importante à cette époque comprenant - mais oui - Valenciennes et Douai. Pour information, le blason des chevaliers du Temple reproduisait, coupé horizontalement en sa partie basse le temple et en sa partie supérieure, les trois chevrons. Or nous savons déjà qu’un Aymon était grand maître des chevaliers du Temple.....

A.Ingeveld