Génédinant
Groupe d'échange et d'entraide pour la généalogie dans la région dinantaise

Les comptes de winage de Meuse : une riche source d’informations pour les recherches généalogiques

20 décembre 2016 - Damien SAINMONT

Ceux qui s’adonnent à la recherche généalogique commencent toujours par relever leurs premières informations utiles dans les actes de naissances, de mariages ou de décès. Mais avant une certaine époque (souvent au début du XVIIème siècle), il n’existe plus de registre de ce type. Il faut alors se tourner vers d’autres documents.

Les actes qui ensuite paraissent les plus consultés par les chercheurs sont les documents de cours et justice. Ces sources permettent souvent de remonter encore un peu dans le temps : de 50 à 100 ans selon l’état des archives disponibles. Puis assez rapidement, cette source se tarit également.

C’est en recherchant dans les actes de cours et justice du village d’Aubrives, aux archives départementales des Ardennes, que je suis un jour tombé sur une pièce de 1496 concernant ma famille. En l’étudiant, il m’est apparu que mes présumés aïeux pratiquaient le commerce sur la Meuse. Et c’est ainsi que j’ai commencé à m’intéresser à l’importance de ce fleuve, à ses bateaux, à ses bateliers appelés aussi naiveurs et ... à ses winages.

La notion de winage

Si l’on consulte le dictionnaire de généalogie de Léon Roy, il n’y a pas moins de six définitions distinctes pour ce terme. Ici, nous n’en retiendrons qu’une seule : celle de Georges Despy. Pour cet ancien universitaire de Bruxelles, un winage est un tonlieu de transit. En d’autres termes, c’est un péage sur le passage des marchands et de leurs marchandises sur la Meuse. Il était relevé en des lieux fixes, des débarcadères, là où les navires étaient visités par les officiers en charge de vérifier la marchandise embarquée et de fixer la taxe à payer.

Les lieux où le winage était levé étaient assez nombreux sur la Meuse. Aussi afin de limiter ce court article, mais également parce que mes propres recherches ne se concentrent que sur une zone géographique précise et étroite, nous ne parlerons ici que de ceux qui se trouvaient entre les villes de Revin et de Dinant.

Ainsi, selon les époques, il y eu des winages à Revin ou à Fumay, à Haybes, à Vireux-Molhain, à Vireux-Wallerand, à Aubrives, à Givet, à Hastière ou à Waulsort, et enfin très probablement à Dinant.

Notons également, au dessus de Dinant l’existence de winages à Bouvignes, à Houx (village en dessous de l’ancien château de Poilvache) et à Namur.

En dessous de Revin existaient également des winages à Deville ou à Château-Regnault selon les époques, à Monthermé et à Mézières.

Quelles sources peut-on consulter ?

Deux grands types de documents concernant les winages nous sont parvenus : des comptes et des tarifs.

Du point de vue « généalogique », les documents qui ne contiennent que des tarifs ne sont pas très intéressants car ils citent peu ou pas de patronymes.

Par contre les comptes ont eux un grand intérêt. En effet y sont notés les noms des bateliers, parfois les noms de leurs clients, les types de marchandises qui sont transportées, les évènements climatiques ou bien historiques qui ont pu influencer l’importance du trafic fluvial. Et enfin, il est difficile, mais pas impossible, de reconstruire des lignées de bateliers. Il suffit pour cela de se rappeler que les métiers se passaient autrefois souvent de père en fils et de noter ainsi les indices, même parfois minimes, que peuvent communiquer ces registres.

Les comptes qui ont survécus à la destruction sont peu nombreux et comportent malheureusement certaines lacunes :

· Une série de 7 comptes pour Château-Regnault de [1581-1596]. Ces comptes sont conservés à Charleville-Mézières aux Archives départementales des Ardennes (Références : Série A 5-13).

· Un unique compte pour Fumay (4 mois seulement sur l’année 1431). Ce compte est conservé à Lille aux Archives Départementales du Nord (Référence : B 7835).

· Trois séries de comptes pour Vireux-Wallerand :

o 14 comptes de [1463-1492] conservés à Bruxelles aux Archives Générales du Royaume (Références : Chambre des comptes 49805 à 49816 puis 49818 à 49819).

o 5 comptes de [1532-1561] conservés à Bruxelles aux Archives Générales du Royaume (Références : Chambre des comptes 23003 à 23007).

o 1 compte commun avec Givet de [1551-1552] conservé à Namur aux Archives d’Etat (Référence : Fond Echevinage d’Agimont farde 12, compte que je n’ai pas encore consulté).

· Quatre séries de comptes pour Givet :

o 1 compte de [1540-1541] conservé à Bruxelles aux Archives Générales du Royaume (Référence : Chambre des comptes 49817).

o 1 compte commun avec Vireux-Wallerand de [1551-1552] conservé à Namur aux Archives d’Etat (Référence : Fond Echevinage d’Agimont farde 12, compte que je n’ai pas encore consulté).

o 5 comptes de [1556-1560] conservés à Bruxelles aux Archives Générales du Royaume (Références : Chambre des comptes 22649 à 22653).

o 2 comptes de [1582-1583] et [1634-1635] conservés à Bruxelles aux Archives Générales du Royaume (Références : Chambre des comptes 22654 et 22655).

· Trois séries de comptes pour Hastière :

o 2 comptes de [1472-1474] conservés à Bruxelles aux Archives Générales du Royaume (Référence : acquits de Lille, carton 19481 et également Chambre des Comptes 10511-10512, comptes que je n’ai pas encore consultés).

o  ? 2 ou 3 comptes ? de [1545-1548] (Références non retrouvées. Ils sont cités dans la monographie sur la Meuse de Marc Suttor).

o 4 comptes de [1572-1577] conservés à Bruxelles aux Archives Générales du Royaume (Références : Chambre des Comptes 22672-22676, comptes que je n’ai pas encore consultés).

À quoi ressemblent ces registres de recettes et qu’apportent-ils comme informations ?

La première difficulté rencontrée, en parcourant ces comptes, est de comprendre les informations qu’ils contiennent et la portée qu’ils peuvent avoir.

Ils se présentent généralement de la façon suivante : Tout d’abord sont cités les prénom et nom de l’officier qui tient le registre, puis vient le nom du lieux où se trouve le poste de péage, ensuite est citée la plage de date que couvre le registre et enfin pour quel seigneur l’officier, le tonloyer, tient le péage .

Puis, suivent quelques lignes, reprises registre après registre, spécifiant les règles de conversion entre les différentes monnaies qui sont acceptées pour régler la taxe (la livre parisis et ses équivalents en clinckart philippus au XVème siècle et en florin brabant au XVIème siècle).

Enfin un paragraphe plus ou moins long explique comment est pratiqué le tarif en fonction du type de marchandises en transit, du type bateau utilisé, etc.

Le relevé des taxes payées commence alors après cette courte introduction :
En tête est noté le mois puis de façon chronologique sont consignées les taxes qui ont été réglées par les différents bateliers.

Chaque relevé contient alors :

· La date du passage et du paiement.

· Les prénom et nom du batelier qui a payé et parfois sa localité d’origine.

· La dénomination de la marchandise qui a été taxée ainsi que la quantité trouvée sur le navire par l’officier.

· Parfois est aussi cité le nom du client final (celui qui a affrété la marchandise transportée).

· La valeur de la taxe qui a été versée : en livres, en sous ou en denier parisis.

À titre d’exemple, voici un extrait représentatif d’un tel relevé. Il provient du registre n°49811 conservé aux AGR et qui concerne le winage de Vireux-Wallerand.
Ce registre commence le 1er septembre 1479 et se termine le 31 août 1480. Entre crochets sont mis des éléments qui ne se trouvent pas dans le texte original mais qui aident à en comprendre le sens :

Et premier pour le moy de Septembre [1479].
Le premier [jour] passat Johan SENMON pour Johan HENRY 5 tonneaux de vin. [Taxe réglée :] 7 deniers obol [parisis].

En bas de chaque page est notée la somme des taxes payées et relevées sur la dite page. Puis en fin de chaque mois est calculée une somme totale intermédiaire. Enfin, généralement le registre se termine par une synthèse financière des sommes qui ont ainsi été récoltées.

Quels types de marchandises transitaient sur la Meuse ?

Des marchandises souvent lourdes, parfois fragiles et quelques fois rares.
On relève ainsi dans les registres de nombreux transports :

· d’ardoises : autrement nommée dans les registres scailles ou escailles. Elles venaient de Rimogne, de Monthermé, de Fumay où elles y étaient extraites.

· du charbon : on transportait du charbon de bois mais également de la houille.

· du bois : le bois était utilisé pour de très nombreux usages. On note le transport de leigne, c’est-à-dire du bois de chauffage. Est également cité le transport du merrain ou bois de construction. Enfin apparait également des navées de clippe-clappe ou bois destiné à la fabrication des tonneaux, etc.

· du vin : dans les registres que j’ai pu parcourir, deux types de vin sont principalement cités :

o Le vin de Beaume : c’est le vin de qualité supérieure, il provenait de Bourgogne.

o Le vin de traite utilisé pour la consommation courante. Il provenait de Champagne ou du Laonnais.

· des céréales : principalement était transporté par voie fluviale du froment et du blé mais également de l’avoine, de l’orge, du seigle et du marsage (céréales semées au mois de mars).

· des métaux : surtout du fer.

· et bien d’autres marchandises : fruits, légumes, poissons, meules de moulin, écorces, dinanderies, etc.

À qui appartenaient ces marchandises ?

Elles appartenaient la plupart du temps aux bateliers eux-mêmes, qui les transportaient et en faisaient commerce.
Mais quelquefois le batelier pouvait également compléter sa propre cargaison avec celle d’autres marchands lorsque son bateau n’était pas assez chargé.
Enfin, il arrivait également qu’une cargaison entière soit confiée par un marchand sans que le batelier en soit le propriétaire : il ne faisait alors que l’acheminer.

Qui étaient ces naiveurs ?

M. Suttor apporte dans son ouvrage sur la Meuse quelques éléments clefs concernant ce métier.

Tout d’abord les naiveurs formaient une corporation. On pouvait devenir batelier via deux moyens : soit par relief pour les enfants des maîtres bateliers ou des ouvriers du métier, soit par achat d’une « charge » qui se nommait « acquêt ».
Autrement dit, être naiveur était considéré comme l’équivalent d’être homme de fief puisque la « charge » de batelier pouvait être relevée par les enfants lorsque leurs parents décédaient.

Les bateliers étaient le plus souvent propriétaires de leurs bateaux qui avaient une durée de vie d’environ 15 années. Lorsqu’un navire était acheté, le paiement se faisait alors en plusieurs termes : « un acompte lors de la passation du contrat, un versement initial au retour du premier voyage et les suivants de six mois en six mois ou d’année en année ». Parfois, certains bateliers louaient les embarcations qu’ils utilisaient : soit qu’ils n’étaient pas capables de se payer leur propre navire soit que la commande nécessitait une embarcation particulière.

Ceux qui étaient propriétaires de leur propre bateau n’étaient pas forcement riches. Certains bateliers n’avaient en fait d’autres biens que leur bâtiment dans lequel ils vivaient. Quelques uns possédaient néanmoins des terres et des biens.

Du fait des guerres et des intempéries, le métier de naiveur était somme toute assez précaire, et une bonne année pouvait être vite effacée par une mauvaise. Par exemple, dans le registre n°49810, pour l’année 1471, il est indiqué que le trafic sur la Meuse fut totalement stoppé entre le mois de mars et le mois d’août à cause des guerres.

Parfois, plusieurs bateliers s’associaient et ainsi constituaient ensemble de petites flottilles. Ces associations se fondaient la plupart du temps sur la cellule familiale. Il faut porter une attention particulière à ces flottilles : Lorsque l’on aperçoit que plusieurs bateliers passent le même jour un même péage et que cela se reproduit, on peut commencer à penser à des liens financiers puis familiaux établis ou à établir entre eux.

Une liste de naiveurs extraite d’un des registres étudiés :

Comme vu plus haut, les registres encore existants du winage de Vireux-Wallerand sont au nombre de 20. Ils s’étalent de 1463 à 1561. Ils composent en fait l’une des séries de registres de winage la plus importante conservée jusqu’à nos jours.
Nous avons donc choisi un de ces registres, plus particulièrement le n°49807, qui s’étale du 22 juillet 1466 au 21 juillet 1467.
Ce registre va permettre de terminer cet article en fournissant une liste de bateliers, et de certains de leurs clients. Le chiffre entre parenthèses représentera le nombre de citations rencontrées pour un même individu dans ce registre :

BILLUART Jakemin (3)
BILLUART Jehan
BILLUART Poincelet
BOEVELET NN (4)
BOULLEZICOURT NN (2)
BOULTIAUS Jehan (2)
CHEVALIER Jehan
COCELET Gerardin (3)
COCELET Jakemin (4)
COCET Feri
COCHON Le fils de (2)
COLART Le grand (6)
COLART Jehan (2)
COLET Rassekin (2)
COLGNON Jehan
COLLAR / COLART Jehan (3)
COLLAR / COLART Le grand
CONETIAUS Poncelet
COYNON Jehan (2)
DANIEL Preudu / Preudon (2)
DAVAIN Watier
DAWAIGNE Gille
DE BIAURAIN(G) Jehenin (3)
DE DUN Gerar
DE HARDINE Colart
DE HARDINES Lambert
DE HEBES Rassekin
DE HOUR / HEUR Jehan
DE HOYET Jehan
DE HOYET Thierion
DE HUY Henri (4)
DE LA CAPELLE Poncelet (2)
DE LE FONTAINE Jehan
DE LONCHAN Jehan
DE LOYES Jehan
DE MAISIERES Bertrant
DE MAISIERES Noel
DE MAISSIERS Mailla (2)
DE MALINES Jorge
DE MATAIGNE Jehan
DE MELEN Monseigneur
DE NAMUR Thuin
DE PERVE / PERNE Jehan
DE REVIN Colson
DE REVIN Thamassin
DE REVIN Jehan
DE ROGIERSART Thieri
DE ROMERI / DE ROMERY Colchon (4)
DE ROUCHINE Daviaus
DE ROYENSAR Thieri
DE SAINTRON Henri
DE VERDUN Otelet
DE VIGEREUX Gerart
DEL GRANIERE / GRAVIERE Pierchon (3)
DEL GRANIERE / GRAVIERE Colchon
DESCROEL Jehan
DRAU Lambert
DU BOISLEDUC Henri (5)
DU FOUR Jehenin (2)
DU MEYEN Jehenin
DU MONSTIERS Lanneyl
DU PONT Jehan
DUDU Jehan (3)
FANCHON Colart (6)
FANCHON Jehan (3)
FANCHON Collignon
FASTRET Jehan
FERY Le frere (2)
GAILLART Colchon
GILCHON Le petit
GILLON Jehan (3)
GISSELIN NN
HAIBES Jehan
HAIBES / HEBES Collart (3)
HARDI Colart (2)
HENNEKIN Le grand
HENOM Poincelet (4)
HENOM Jakemin
HENOYSOT Colchon
HENRI Colart
HUBO NN
JADAR Le fils de Jehan
JADAR Jehan (2)
JAKEMINET Le grand
JAKEMINET Le fils de
JAMART Denis (3)
JEHAN Le petit
JOWET Jehan
KAILES Poincelet (2)
KAILLES Jehan (2)
LARMET Jehan (2)
LE BONIER Jehan
LE BOUCHIER Allardin
LE BOUCHIER Hubinon (3)
LE BOURGIGNON NN (4)
LE CORBESIER Henri
LE FEURE Colchon
LE FORT Jehan (4)
LE GAINGNIERE Huechon
LE LIEGEOIS Henri (14)
LE MARISSAL Gilchon
LE MERCENIER Colgnon
LE NAIVEUR Tonnar
LE NAMEUR Simon
LE NAMEUR Bruniaul
LE NAMEUR Desir
LE NAMUEROIS Jehenin
LE NAMUEROIS Gerart (3)
LE NENIEUR Noel
LE PARMENTIER NN
LE PATINIER Henri
LE PAYYO Jehan
LE PETIT Jehan (7)
LE POTIER jehan
LE TOURNEUR Noel
LE VAULET Jehan
LINSEKIN Lorent (5)
LOSTE Marcho
LUPART Jehan (3)
LUPART Gerard
MAIGNON Ostart
MAISSIERS NN
MAISSURO NN
MAISTRE ALLART Jehan
MALDENREE Hevrart
MALHERBE Jehan
MARCHO Le fils de
MARCHO Gerardin (3)
MARON Gille (7)
MATHY Jehan
MEKERS Jehan
MICHAR Colar(t) (4)
MICHOUL Gilchon (7)
MICHOUL Jehan
MORIA(U)L Colchon / Clos(se) (3)
MORIAUL Andrieu (3)
MOUESSELOT / MOUISSELOT Pierart / Pier (3)
NN Vinchent
OSTAR Jehan (2)
PAIGNON Gerardin (5)
PIERAR Jehan (2)
PIERAR Gilchon
POUILLART Arnoullet
POULTIAUS Jehan
POULTIAUS Gerardin
ROMET Gerart
ROYNET Gerard / Gerart (3)
SAYMON Jehan
SIMON Le petit (3)
TAMISON Jehan (9)
THUIN le fils de Gilchon
TONNAR Jamar (3)
TRENCHET Servais
VAULET Jehan (2)
WATEFALLE Cochon (4)
WATEFALLE Le fils de Cochon
WATIER Jehan

Bibliographie :

Voici qui termine ce court article. J’espère qu’il vous aura interessé.et vous incitera à vous pencher sur ce type de document. Aussi, pour poursuivre le sujet je vous invite à consulter les ouvrages suivants (listés dans leur ordre de parution) :

· « Étude sur les tonlieux de la Meuse moyenne du VIIIème au milieu du XIVème » par Marie-Louise Fanchamps dans « Le moyen Âge », 1964, Tome 70, volume n°2 sur 3, p. 205-264.

· « Le transport et commerce du bois sur la Meuse au moyen âge » par Marie-Louise Fanchamps dans « Le moyen Âge », 1966, Tome 72, volume n°1 sur 3, p. 59-81.

· « Le commerce sur la Meuse moyenne dans la seconde moitié du XVème siècle et dans la première moitié du XVIème siècle d’après les comptes de tonlieux » par Marie-Louise Fanchamps dans « Histoire économique de la Belgique, traitement des sources et état des questions, actes du colloque de Bruxelles du 17 au 19 novembre 1971, p. 273-296. Edition AGR - AR.

· « Les ardoisières des Ardennes » par Marie-Louise Fanchamps dans « Le moyen Âge », 1972, Tome 78, volume n°2 sur 3, p229-266.

· « Les Tarifs de Tonlieux » par Georges Despy dans « Typologie Des Sources Du Moyen Âge Occidental », Fascicule 19, Édition Brépols, 1976.

· « La navigation sur la Meuse moyenne des origines à 1650 » par Marc Suttor, Au centre Belge d’histoire rurale, publication n°86, Louvain 1986.

· « Le fleuve, un enjeu politique et juridique. Le cas de la Meuse, du Xème au XVIème siècle » par Marc Suttor dans Médiévales n°36, 1999, p. 71-80.

· « Vie et dynamique d’un fleuve - La Meuse de Sedan à Maastricht (des origines à 1600) » par Marc Suttor, Edition De Boeck, 2006.

· « Autour du château, le pouvoir en pays mosan (500-1200), essai de mise en scène », le chapitre sur les winages p. 232, par Benoît Tonglet, Edition Wépion, 2007.

· « Le pays mosan, son évolution économique (450-1460), essai sur la dynamique médiévale » le chapitre sur les winages et tonlieux de transit p.180-183, Librairie « Au Vieux Quartier », Namur 2011.

Damien Sainmont (damien.sainmont@yahoo.fr)

Mars & Avril 2011