Génédinant
Groupe d'échange et d'entraide pour la généalogie dans la région dinantaise

LES CANTONS SOUS LA REPUBLIQUE FRANCAISE

18 décembre 2016 - Michel HUBERT

LES CANTONS SOUS LA REPUBLIQUE FRANCAISE

Les cantons sont créés par le décret du 22 décembre 1789, relatif à la constitution des assemblées primaires et des assemblées administratives, par lequel l’Assemblée nationale constituante prévoit la division du royaume de France en soixante-quinze à quatre-vingt-cinq départements, la division de chaque département en trois à neuf districts, et celle de chaque district en cantons, d’une superficie d’environ quatre lieues carrées (soit un peu moins de dix-huit kilomètres carrés).
L’organisation des cantons est réalisée en 1790, avec les départements, par la section de division du Comité de constitution. 4 649 cantons sont ainsi créés dans les actuelles limites de la France métropolitaine (moins les absorptions postérieures), regroupés en 542 districts. En 1793, les chiffres seront respectivement de 4 824 et de 5602.

En juin 1793, la Convention supprime le canton qui va être rétabli par la constitution du 26 octobre 1795, instituant le Directoire.
La Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) supprime les districts et crée une municipalité de canton avec des représentants des communes. Du 1er vendémiaire an VII (22 septembre 1798) au 28 pluviôse an VIII (17 février 1800), en vertu de la loi du 13 fructidor an VI (30 août 1798), les mariages sont célébrés au chef-lieu de canton, et non plus dans la commune.
Ces nouveaux cantons ont alors trois fonctions essentielles : être le ressort d’une brigade de gendarmerie, être le ressort d’une brigade de sapeurs-pompiers et être la circonscription de collecte d’une perception.

XIXe et XXe siècles

Par la loi du 8 pluviôse an IX (28 janvier 1801) intitulée « loi portant réduction du nombre de justices de paix », le nombre d’arrondissements est de 371 (toujours dans les limites de la France métropolitaine actuelle) et celui des cantons passe à 2916, soit une moyenne de 31 par département, contre 55 en 1790. « Le découpage a donc été effectué, à l’époque, sur la base d’une aire géographique et non sur des bases démographiques. » La démographie demeurait toutefois un critère de découpage dans la mesure où les villes de quelque importance étaient à nouveau divisées entre deux cantons voire davantage ; d’autre part, les populations entre cantons restaient très comparables puisque, selon les données du recensement de 1806, le rapport de population entre le moins peuplé et le plus peuplé d’entre eux au sein de chaque département allait de 1 à 2 ou 1 à 3 pour les départements de plaine au rapport de 1 à 5, 1 à 6 ou un peu plus pour les départements de montagne. Les premiers préfets ont dû établir dans le département la répartition des communes par canton nouveau. Ces listes, après l’aval du gouvernement, ont été publiées au Bulletin des Lois dans les années 1801-1802 et constituent la base des cantons encore en vigueur.


LE DECOUPAGE DE LA BELGIQUE APRES LA BATAILLE DE FLEURUS

Après avoir battu les Autrichiens à la bataille décisive de Fleurus, le 26 juin 1794, les Français occupent les Pays-Bas autrichiens et le Pays de Liège.

Conformément au décret relatif aux pays réunis à la République française du 13 avril 1793, la Convention nationale française décrète le 9 vendémiaire an IV (1er octobre 1795) la réunion de la Belgique et du pays de Liège à la France.

Ces territoires sont réorganisés en neuf départements correspondant à peu près aux anciens États des Pays-Bas autrichiens et le sud de l’Entre-Sambre-et-Meuse est attaché au département des Ardennes (décret du 14 fructidor an III 31 août 1795)

Le Traité de Campo-Formio (1797), puis le Traité de Lunéville (1799) sanctionnent la cession des Pays-Bas méridionaux à la France par l’Autriche.

La loi du 14 fructidor an III (31 août 1795) découpait la Belgique en neuf départements : la Dyle (Bruxelles), l’Escaut (Gand), la Lys (Bruges), Jemmapes (Tournai), les Forêts (Luxembourg), le Sambre-et-Meuse (Namur), l’Ourte (Liège), la Meuse-Inférieure (Maestricht) et les Deux-Nèthes (Anvers).

La Dyle correspondait aux territoires actuels de la province du Brabant flamand, de la province du Brabant wallon et de la Région bilingue de Buxelles-Capitale.

L’Escaut comprenait une partie de la Belgique (Flandre orientale) et une partie des Pays-Bas (Flandre zélandaise de la province de Zélande).

La Lys équivaut au territoire de la province de la Flandre occidentale.

Le Jemmapes (ou Jemapes) équivaut à la province actuelle de Hainaut.

Le département des Forêts (en raison de la forêt des Ardennes) correspondait aux territoires actuels de la province du Luxembourg belge, du grand-duché de Luxembourg et de l’ouest de la Rhénanie-Palatinat (Allemagne).

Le Sambre-et-Meuse équivaut approximativement à la province de Namur.

L’Ourte (ou Ourthe) correspondait approximativement au territoire de la province de Liège tout en s’étendant plus à l’est que celle-ci, c’est-à-dire dans l’Allemagne actuelle.

La Meuse-Inférieure se situait à cheval sur la Belgique (province du Limbourg) et les Pays-Bas (province de Limbourg).

Le département des Deux-Nèthes comprenait une partie de la Belgique (province d’Anvers) et des Pays-Bas (Brabant du Nord).

(Sources Wikipedia)

CANTONS du département SAMBRE ET MEUSE

1. Andenne :

Andenne, Gesves, Haillot, Haltinne-Strud, Ohey, Perwez, Sclayn, Thon-Samson

2. Emines

Artey Falise, Beez, Bonines, Bovesse, Bouge, Champion, Cognelée, Daussoulx, Emines, Flawinne, Gelbressée, Marchovelette, Meux, Ostin, Rhisnes, Ronet, Rondchêne, St Denis, St Marc, St Martin, St Servais, Suarlé, Vedrin, Villers le Hest, Warisoulx

3. Eghezée

Aische-en-Refail, Bolinne, Boneffe, Branchon, Cortil Wodon, Dhuy, Eghezée, Franquenée, Hanret, Herlues, Leuze, Liernu, Longchamps, Mehaigne, Noville les Bois, St-Germain, Pontillas, Tillier, Upigny, Warêt la chaussée.

4. Fosses

Arbre, Auvelais Comté, Auvelais Liège, Biesme la colonnaisse, Bois de Villers, Denée, Ermeton, Falisolle, Floreffe, Fosse, Franière, Furnaux, Graux, Lesves, Malonne, Maharenne (Maredsous), Mettet, Moignelée, Mornimont, Profondville, Roux, St-Gérard, Sart St Eustache, Tamines, Vitrival, Wépion.

5. Gembloux

Beuzet, Bossières, Bothey, Corroy-le-château, Ernage, Ferooz, Gembloux, Golzaine, Grand-Leez, Grand Manil, Ligny, Lonzée, Mont sur Sombreffe, Petit-Leez, Petit Manil, Sauvenière, Sombreffe, Tongrinne, Tongrinelles, Vischenet

6. Havelange

Evelette, Gosne et Fillée, Jallet et Houdoumont, Libois, Sorée, Tillier

7. Spy

Balâtre Ste Algonde, Floriffoux, Froidmont, Hermoye, Jemeppe, Jodion, Isnes, Mazy, Moustier, Onoz, Saint Martin Balâtre, Soye, Spy, Temploux, Velaines

8. Wierde

Andoy, Assesse (et Sorinne), Brumagne, Courrière, Crupet, Dave (et Naninne), Erpent, Florée, Goyet, Jambes, Jassogne, Ivoy, Lives, Limoy, Loyers, Lustin, Maillen, Maizeret, Mianoye, Mozet, Mont St Faubert, Tombes (et Faux), Wierde