Génédinant
Groupe d'échange et d'entraide pour la généalogie dans la région dinantaise

LES ANCIENS MONASTERES DE L’ENTRE-SAMBRE-ET-MEUSE

7 octobre 2006 - Michel HUBERT

" Je n’enseigne pas, je raconte. J’ai seulement fait ici un amas de fleurs étrangères, n’y ayant fourni du mien que le filet â les lier «  MONTAIGNE.

« Dès le VIIIe siècle - écrit Pirenne (1) - l’Artois, le Hainaut et le Namurois se couvrent de monastères ; à la fin du VIIIe siècle, leur nombre est déjà surprenant : Lobbes,

JPEG - 38.9 ko
Abbaye de Lobbes

Moustier-sur-Sambre, Fosses, Malonne, Waulsort, Hastière ; les terres d’Eglise fourmillent au point que, dans aucune autre région de l’Europe peut-être elles n’ont existé en aussi grand nombre ; aussi, bien avant les Croisades, la Belgique est devenue le pays des monastères. »

Mais, s’il est une région de la Belgique où les abbayes ont pullulé du VIle au XIIIe siècle, c’est sans conteste l’Entre-Sambre-et-Meuse et spécialement le long de la Sambre, que M. Cloquet a appelé « la rivière des abbayes ». Nulle dénomination ne paraît plus exacte lorsqu’on se rappelle que sur ses rives s’élevèrent, sur le territoire belge, les abbayes de la Thure (à Solre-sur-Sambre), de Lobbes, d’Aulne, d’Oignies, de Moustier, de Floreffe, de Malonne et de Salzinnes. La Meuse vit surgir les abbayes ou prieurés d’Hastière, de Waulsort, d’Anseremme et de Leffe. Du sol de la Marlagne jaillirent les monastères de Fosses et de Brogne (St Gérard), tandis que, plus au sud, s’élevaient ceux de Florennes, de Moulins et du Jardinet (Walcourt).

JPEG - 28.6 ko
Abbaye de Waulsort

Et ces monastères d’autrefois sont tous disparus, c’est à peine si Aulne offre encore à nos regards une accumulation de ruines évocatrices d’un passé brillant et si Floreffe nous montre dans le pittoresque de son site, la belle silhouette de l’église abbatiale restaurée, dominant d’imposants bâtiments scolaires.

Aux alentours immédiats de l’Entre-Sambre-et-Meuse brillaient également dans notre pays les abbayes de Bonne Espérance, de Soleimont (2), de Gembloux, de Marche-les-Dames, d’Andenne, de Géronsart (Jambes), de Celles et de St-Remy-lez-Rochefort, ainsi que les prieurés de Heigne, de Sart-les-Moines et de Nameche.

Cette magnifique floraison de monastères, éparpillés entre la Sambre et la Meuse, sur quelques kilomètres carrés, nous avait frappé depuis longtemps. Nous étions particulièrement curieux de connaître dans quelle mesure la civilisation de nos contrées avait pu être influencée par les monastères de jadis, qui nous intéressaient encore soit par l’ensemble de leurs constructions, soit par la grandeur des souvenirs attachés à ces institutions, soit par le rôle qu’elles ont rempli au cours des âges, soit par la beauté et l’éloquence de leurs ruines, soit enfin par le pittoresque de leur situation.
Nous avons le ferme espoir que le passé glorieux de ces institutions monastiques retiendra également l’attention des esprits curieux de notre histoire régionale ; c’est à l’intention de ceux-ci que nous publions les notes principales que nous avons glanées dans de nombreux documents archéologiques et historiques.
L’exposé qui va suivre est dénué de toute prétention, sinon celle de l’exactitude et de la précision des données, puisées aux sources les plus autorisées. Notre contribution personnelle est celle d’un compilateur qui n’a d’autre souci que de faire profiter du fruit de son modeste labeur les lecteurs de notre attachante revue et de leur faire mieux connaître et aimer notre chère Entre-Sambre-et Meuse. Ce faisant, nous imitons l’exemple de nos aïeules qui, « au temps des veillées, nous faisaient aimer, dans la magie des contes et des légendes, le passé et l’âme de notre race. » (3)
Pour si succinct et si incomplet que soit notre timide essai nous pensons qu’il est susceptible d’aider les touristes épris de beauté, au cours de leurs visites des vénérables ruines de nos monastères, de leur permettre de mieux comprendre l’influence exercée par ceux-ci et de fixer l’attention sur certains points,
Nous croyons devoir nous abstenir d’établir le texte de tous les ouvrages que nous avons consultés pour l’élaboration de notre travail ; qu’il nous suffise de dire que nos recherches ont été considérablement facilitées par les indications puisées dans les savants ouvrages de H. Pirenne (4), de Dom Ursmer Berlière (5), de Balau (6), du chanoine J. Warichez (7), de F. Rousseau (8), ainsi que dans l’excellente monographie d’Ed. Michel (9). Notre vive reconnaissance est acquise à tous les auteurs pour les précieux renseignements dont nous leur sommes redevables.

JPEG - 47 ko
Abbaye d’ Aulne

Vue d’ensemble sur le rôle social de nos anciens Moines
Ce serait sortir du cadre de notre étude que d’exposer l’œuvre civilisatrice accomplie par nos anciens monastères ; plusieurs volumes seraient nécessaires pour indiquer tout ce dont nous sommes redevables aux moines au point de vue de leur action sociale et de l’influence morale ; il faudrait, en outre, le talent d’un Montalembert, dont l’œuvre capitale a été consacrée aux « Moines d’Occident. »

Mais nous considérons comme un devoir d’élémentaire gratitude de résumer les bienfaits dont l’Entre-Sambre-et-Meuse est débitrice à leur égard. Car il est peu de contrées où la vitalité des moines fut plus grande que chez nous, leurs monastères furent à la fois des centres agricoles, des écoles et des séminaires ; ce sont nos vieux moines qui défrichèrent les forêts de la Thudinie et de la Marlagne, ils évangélisèrent nos populations et les instruisirent. Dès le haut moyen âge, nos abbayes jouèrent un rôle considérable dans la vie sociale de notre pays. « Il n’est pas un historien - écrit Dom Berlière - qui n’ait rendu hommage à l’œuvre civilisatrice du monachisme, à son activité économique, industrielle, littéraire et artistique. »

Avant tout, le monastère est un centre de vie religieuse, qui a ses sanctuaires, ses séminaires et qui pourvoit aux besoins spirituels des populations répandues dans ses domaines. C’est surtout par les nombreuses cures que leurs moines desservaient que les abbayes exercèrent une grande influence sur le développement moral et économique de toute la région qu’elles surent mettre en valeur.

Les abbayes on l’oublie trop souvent, furent d’importants centres de vie économique. Qu’il nous suffise de rappeler que ce sont les moines qui exploitèrent méthodiquement des domaines agricoles souvent très vastes ; avec des moyens parfois fort rudimentaires, ils défrichèrent de grandes étendues boisées, faisant partie de l’ancienne forêt charbonnière ainsi que des bruyères et ils les mirent en culture ; leur patience et leur science agronomique surent faire valoir les terres les plus incultes ; ils asséchèrent des marais et les transformèrent en champs fertiles, ce sont eux qui inventèrent le drainage ; ils propagèrent parmi les populations barbares du moyen âge l’enseignement d’une culture rationnelle du sol pour les céréales, les prairies, les légumes, les fruits, la vigne, etc ; ils érigèrent des fermes et des exploitations modèles ; ils firent réaliser de grands progrès dans l’élevage des bestiaux, des chevaux, des abeilles, dans la fabrication de la bière, du fromage, etc ; ils perfectionnèrent la technique des métiers ; enfin, ils favorisèrent l’échange des marchandises par l’établissement de routes, de ponts, d’aqueducs et par la réalisation de marchés,

« Les abbayes éparpillées à travers notre pays, dit Pirenne (10 ), l’ont pénétré profondément de leur influence. Pendant la période agricole du moyen âge, leur importance sociale a été aussi grande que le sera celle des villes, du jour où réapparaîtront le commerce et l’industrie. Les moines, qui ont su s’emparer si complètement de l’âme du peuple au XIe siècle, ont été aussi ses éducateurs économiques ; leurs domaines sont des modèles achevés de bonne exploitation agricole et de sage administration et, si de nombreux abbés ont laissé une réputation de sainteté, plus d’un a mérité la réputation d’un habile agronome. »

Et Pirenne ajoute( 11 ) : « la foule professait à l’égard des moines une vénération tendre et passionnée. »

JPEG - 56.5 ko
Abbaye de Floreffe

La grande mission primordiale et sociale des abbayes peut être considérée comme terminée à la fin du XIIIe siècle, néanmoins elle exerceront encore une forte action économique du XV• au XVIIIe siècle. Dans les guerres incessantes qui, pendant ces trois siècles, désoleront alternativement nos provinces, les abbayes constitueront, en dehors des villes, les cellules les plus résistantes et les plus actives autour desquelles s’organisera et progressera la reconstitution du pays, Elles purent jouer ce rôle grâce à leurs capitaux énormes, grâce à leurs biens dispersés, qui ne sont pas dévastés tous en même temps ; grâce aux nombreux refuges qu’ elles possèdent dans les villes des alentours et où abbés, moines et trésors trouvèrent un asile sûr au moment du danger. Aussitôt la tourmente passée, l’abbaye regroupera fermiers et paysans, leur fera des avances en espèces ou en outils, qui leur permettront de relever leurs bâtiments et de remettre leurs terres en culture ; elle les aidera au besoin d’une rente viagère et, en échange, ils abandonneront en faveur du monastère leurs propriétés dont ils conserveront l’usufruit. Les abbayes agirent en somme comme le font aujourd’hui l’Etat et les puissantes sociétés anonymes (12).

Il est permis de dire que les bons vieux moines sont les créateurs de notre agriculture, notre principale richesse nationale. Leurs propriétés étaient si bien cultivées qu’aujourd’hui encore, dans la Thudinie notamment, on peut reconnaître à la fertilité du sol, les localités qui primitivement furent biens d’abbayes. Les lignées de moines qui se sont succédé à travers plus de huit siècles de notre histoire ont contribué puissamment à modeler l’aspect de notre région.

***

Beaucoup de ces abbayes furent aussi des centres de vie littéraire et artistique, par leurs écoles et leurs ateliers. Elles sauvèrent de la civilisation antique tout ce qui pouvait être sauvé (langue latine, langue grecque, écrits des pères de l’Eglise, goût des belles choses, etc.) ; elles cultivèrent les sciences et les arts (notamment l’architecture, la peinture, la sculpture, la miniature, l’enluminure, l’orfèvrerie, les vitraux et la musique) ; elles entretinrent des bibliothèques remarquables
Chaque abbaye importante eut son école et l’histoire littéraire du moyen âge a retenu à juste titre le nom de plusieurs d’entre : elles. A Lobbes, enseignèrent Folcuin et Hériger ; l’école de Stavelot, où saint Popon fit rayonner autour d’elle le culte des lettres et où brilla Wilbald, un des esprits les plus éminents de son temps. celle de Gembloux s’illustra par des maîtres tels qu’Olbert et surtout Sigebert.
Aucun autre territoire, que la Belgique, ne présentait alors une littérature aussi riche de vies de saints, de chroniques, d’annales, de biographies et cela constitue un ensemble de sources excellentes et aussi précieuses pour la connaissance des évènements que pour celle des mœurs et de la civilisation au moyen âge (13).

***

Au point de vue philanthropique, les monastères pratiquèrent largement la charité et l’hospitalité ; dans la plupart, une hôtellerie était ouverte nuit et jour pour les gens de passage. Les maisons religieuses étaient recherchées par les marchands comme gîte d’étapes contre les dangers de la nuit. L’hospitalité entraînait les soins

JPEG - 30.3 ko
Abbaye de Leffe

à donner aux visiteurs et aux pauvres en cas de maladie, d’où création d’infirmeries, de jardins où étaient réunies les plantes médicinales les plus utiles et existence dans les bibliothèques monastiques de recueils de recettes pratiques.

***

La plupart de ces monastères jouirent, à certaines périodes de leur histoire, d’une grande prospérité matérielle qui nous semble due, principalement, aux causes suivantes : nombreux furent les grands seigneurs qui abandonnèrent des propriétés aux religieux à charge de prier pour le salut de leurs âmes et de recevoir leur dépouille mortelle ; « les grandes familles de la région rivalisèrent de générosité à l’égard des monastères et leurs taillèrent sans compter de beaux domaines au milieu de leurs alleux ; de leur côté, les rois abandonnèrent peu à peu aux moines les fiscs qu’ils possédaient dans le Tournaisis, l’Artois, la Charbonnière et l’Ardenne ; les hommes libres, qui voulaient s’assurer le Ciel par une œuvre pie, léguaient leurs héritages aux couvents. » (14)
D’autre part, les nouveaux moines apportèrent avec eux, à leur entrée au monastère, une partie de leurs biens héréditaires ; parfois les prédications de certains religieux valurent aussi au patrimoine de notables accroissements. Et ces largesses portaient
généralement sur des territoires considérables comprenant des terres, bois, paturages, cours d’eau, moulins, étangs, avec leurs constructions et toute la population servile ou demi-libre destinée à mettre en valeur le domaine. Aussi bon nombre d’abbayes furent-elles des puissances terriennes importantes.
Le monastère devant se suffire à lui-même, tirait sa subsistance de ses propriétés rurales, aussi les religieux y établirent-ils presque partout des métairies et des exploitations agricoles. L’exploitation directe des grands domaines ne fut entreprise toutefois que pour une petite partie des propriétés. A l’origine, l’abbaye faisait cultiver le reste par ses colons tenanciers et par ses serfs ; à partir du XIIIe siècle, la location devint la règle.
Dans les monastères d’hommes de l’Entre-Sambre-et-Meuse se retrouve le caractère rural et agricole, c’était fatal puisqu’ils étaient presque tous disséminés dans leur région où la grande industrie n’avait pas pénétré et où il ne se fonda pas de cités importantes.

***

Un grand monastère est évidemment un domaine très important où l’on trouve champs, forêts, viviers, étangs et distribution d’eau, Il comporte habituellement une double• ceinture de murailles, la première isole du dehors les terrains entourant l’habitation des religieux ; la seconde, intérieure, comprend l’imposant ensemble formé par les bâtiments claustriaux proprement dits. Dans ce vaste espace on rencontre basilique, oratoires, palais abbatial, salle du châpitre, cloître, bibliothèque, réfectoires, cuisines, cellier, vestiaire, dortoirs, école, hôtellerie, infirmerie, granges, greniers, écuries, étables, boulangerie, brasserie, buanderie, jardins, moulin, ateliers pour cordonniers, tailleurs, menuisiers, maçons, forgerons, bourreliers, brasseurs, jardiniers, boulangers, etc. Tout autour de l’abbaye s’élevaient les maisons des domestiques et des paysans qui cultivaient les champs.
L’abbé était à la fois le maître, le justicier et le protecteur des serviteurs et tenanciers qui exploitaient le domaine ; il était en contact direct avec ceux-ci et exerçait sur eux une autorité patriarcale.
Ajoutons que l’ensemble des bâtiments avait le plus souvent grande allure et se trouvait généralement situé dans un endroit à la fois très pittoresque et solitaire, le calme des grands bois et des campagnes désertes convenait surtout à ces maisons de silence et d’étude.
Au début de ce travail, nous avons eu déjà l’occasion de souligner l’existence de huit abbayes sur les rives belges de la Sambre ; plus en amont, on en rencontrait également à Maubeuge et à Hautmont. C’est que les religieux des anciens ordres, conformément à la règle de saint Benoit, recherchaient toujours comme emplacement de leurs couvents les bords de l’eau et les endroits commodes. Et puis, nos bons vieux moines pouvaient-ils résister à l’attrait que de tout temps, les cours d’eau ont exercé sur l’homme, à qui ils offraient de précieuses ressources pour les besoins de son existence ?

La situation géographique des anciennes abbayes était conditionnée surtout par les exigences du trafic : pour favoriser la circulation des biens entre les abbayes et leurs dépendances éparses, il fallait organiser un système de transports amenant à l’institution mère les nombreuses redevances en nature et permettant, d’autre part, d’aller vendre sur le marché les produits non consommés ou d’aller les échanger au loin contre les denrées manquantes. Or, au moyen âge, le transit se faisait autant sinon plus par voie d’eau que par voie de terre et le danger des routes rendait même de beaucoup préférable le transport fluvial.

Cette position sur une rivière importante valut à certains monastères de devenir un vrai entrepôt de marchandises, ce fut le cas pour Lobbes notamment.

C’est donc surtout à des circonstances d’ordre économique qu’est due la présence de tant de monastères à proximité des rives de la Sambre et de la Meuse.

Comme le fait justement remarquer M. F. Rousseau, les monastères qui n’étaient pas riverains de ces voies navigables s’élevaient toujours dans des sites privilégiés au point de vue de la facilité des communications ; cette constatation se vérifie notamment pour St-Gérard, Florenne, Gembloux, St-Trond et St-Hubert. A l’époque de leurs splendeurs, il est hors de doute que les monastères de l’Entre-Sambre-et-Meuse ont provoqué une intense circulation sur toutes les routes du pays.

***

Les considérations générales qui précèdent nous font saisir combien profonde dut être, pendant le moyen âge, l’action des nombreuses et importantes abbayes de l’Entre-Sambre-et-Meuse pour la civilisation de cette région sauvage perdue dans la forêt charbonnière.

Nous allons maintenant passer ces monastères en revue suivant le plus possible l’ordre chronologique et considérant d’abord ceux qui sont échelonnés le long des rivières importantes, pour terminer par ceux qui se trouvent à l’intérieur de la région.

Pour chacun d’eux, nous rappellerons sommairement les principaux évènements par lesquels il a passé, l’état dans lequel nous le trouvons aujourd’hui et, le cas échéant, nous mettrons en relief le rôle économique, scientifique, littéraire ou artistique qu’il a rempli, indépendamment de son action religieuse.

(1) H. Pirenne : Histoire de Belgique, tome 1.
(2) Sur Soleimont voir E. Close : Gilly à travers les Ages.
(3) Marius Renard.
(4) H. Pirenne : Histoire de Belgique, sept volumes.
(5) U. Berlière : le Monastère belge pour les provinces de Namur et de
Hainaut. idem : l’Ordre monastique.
(6) S. Balau : Les sources de l’histoire du pays de Liège au moyen âge.
(7) J. Warichez : l’abbaye de Lobbes, depuis ses origines jusqu’en 1200,
(8) F. Rousseau : La Meuse et le pays mosan en Belgique.
(9) Ed. Michel : Abbayes et monastères de Belgique.
(10) H. Pirenne ; op. cit., t. I. P. 140.
(11) H. Pirenne : op. cit., t. L P. 87.
(12) Ed. Michel : Abbayes et monastères de Belgique
(13) H. Pirenne : op. cit., t. L p. 28.
(14) H. Pirenne : op. cit., t. L p. 159.

Général PHILIPPE

Extrait de « Sambre-et-Meuse », Organe officiel du Cercle des XV n°6 Décembre 1932

Clichés coll. M.Hubert

Michel.M.E.HUBERT