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LE FILS PRESTIGIEUX D’UNE GRANDE FAMILLE DINANTAISE : LE LIEUTENANT GENERAL COMTE JEAN DIEUDONNE LION . Seconde partie

19 décembre 2016 - Michel HUBERT

LION, comte Jean Dieudonné, né à Morialmé, le 28 octobre 1771, mort à Châlons sur Marne, le 8 août 1840.

Entré au régiment royal liégeois, le 10 septembre 1789, il fut maréchal des logis dans le 20• régiment de chasseurs à cheval le 10 octobre 1792, puis nommé sous-lieutenant le 1er pluviôse an II, il devint lieutenant le 28 ventôse an IV.

Le 7 fructidor de la même année, à l’affaire de Friedberg, à la tête de la 8e compagnie, il chargea l’ennemi avec tant d’impétuosité et d’à propos qu’il le débusqua de sa position, lui prit deux pièces de canon et fit mettre bas les armes à un bataillon d’infanterie qu’il fit prisonnier, ainsi que vingt hussards autrichiens.

Le 21 frimaire an V, à l’affaire de Mainhourg, avec la même compagnie, et après avoir essuyé le feu de l’ennemi, il s’empara des hauteurs qui dominent la ville ,j obligea un bataillon à déposer les armes, l’emmena prisonnier, prit un drapeau et deux pièces de canon.

Le 19 messidor an VII, à la reprise d’Offenbourg, il commandait la 1re compagnie du 20e régiment de chasseurs à cheval. Malgré l’infériorité numérique de sa troupe, il chargea trois fois les hussards de Kaiser, les culbuta et les poursuivit pendant une lieue. Il reçut dans cette affaire deux coups de feu.

Capitaine le 11 frimaire an VIII, il soutint avec sa compagnie, à l’affaire de Laphenin, le 1er prairial suivant, le choc de deux ‘cents dragons autrichiens, et sauva toute l’infanterie qui, envoyée en avant, se trouvait fortement compromise. Le lendemain. à la bataille d’Erbach, il empêcha les tirailleurs ennemis de s’emparer d’un plateau, et dans une charge vigoureuse tua trois ennemis de sa main et fit prisonnier l’officier qui les commandait j mais il fut blessé d’un coup de sabre.

Il fut nommé chevalier de la légion d’honneur le 26 frimaire.

Il servit au camp de Brest et au corps d’Irlande en l’an XIV , fut à l’armée de Batavie et fit à la grande-armée la campagne de 1806 en Prusse.

A Eylau, il reçut un coup de lance au bras gauche. Fait chef d’escadron le 8 mai suivant, il passa au 2 ème régiment de chasseurs à cheval le 30 du même mois.

En 1808, faisant partie de l’armée d’observation, il entra en Allemagne avec la grande-armée.

Le 20 avril 1809, à la tête de la compagnie d’élite de son régiment, il chargea deux bataillons hongrois, les contraignit de mettre bas les armes, au nombre de trois mille hommes, et enleva deux drapeaux qui furent présentés à l’empereur.

Le 29 du même mois, il devint officier de la légion d’honneur, et le lendemain colonel du 14 ème régiment de chasseurs à cheval ainsi que baron de l’empire.

Bientôt après, à la bataille d’Essling, il fut blessé d’un coup de boulet à la jambe gauche, et le 10 août suivant Napoléon le nomma colonel-major des Chasseurs à cheval de la garde impériale.

Il fit, avec ce corps d’élite, les campagnes de 1812 et 1813, et le 23 juin de cette dernière année il fut promu général de brigade et maintenu dans les fonctions de major des chasseurs à cheval de la garde. Pendant la campagne de France, en 1814, il fut blessé d’un coup de feu à la tête et d’un autre à la main droite, le 13 février, au combat de Vauchamp.

Le 27 février 1814, il était élevé au rang de commandeur de la légion d’honneur. Le gouvernement royal lui conserva ses fonctions et Louis XVIII le nomma chevalier de Saint-Louis le 19 juillet suivant.

Après avoir été mis en non-activité le 14 avril 1814, il reçut, le 9 juin, une lettre de service qui l’employait comme général de brigade à la suite de la réserve de cavalerie de l’armée du Nord.

Après le désastre de Waterloo, le baron Lion fut rétabli dans le grade de lieutenant général, et le titre de comte lui fut donné le 7 septembre en même temps que le commandement de la 2ème division militaire. Employé au licenciement de la cavalerie, le 11 octobre suivant, il fut chargé de l’inspection générale des troupes de cette arme pendant les années 1816 et 1817. Compris comme disponible dans le cadre de l’état-major général de l’armée, le 30 décembre 1818, il reprit de nouveau le commandement de la 2ème division militaire le 19 janvier 1820 ; élevé à la dignité de grand officier de la légion d’honneur le ler mai 1821 et nommé commandeur de l’ordre de Saint-Louis le 20 août 1823

Lorsque Charles X se fit sacrer à Reims, une ordonnance du 23 mai 1825 conféra au général Lion la grand croix de la légion d’honneur.

Le 6 aoùt 1830, mis en disponibilité, et le 5 juillet 1832 nommé commandant par intérim de la 3e division militaire, il fut replacé le 12 août suivant dans le cadre de disponibilité, et il eut, peu de jours après, l’inspection générale de la gendarmerie dans les 8e, 9e et 20e divisions militaires. Investi des mêmes fonctions le 14 juin 1834, il fut nommé membre du Comité consultatif de la gendarmerie, le 19 décembre suivant.

Mis en non-activité le 28 octobre 1836, et placé le 15 août 1839 dans la section de réserve du cadre de l’état-major général, le comte Lion se retira à Châlons-sur-Marne, où il mourut le 8 août 1840

Extrait de « Fastes militaires des Belges au service de la France (1789-1815) par F.BERNAERT 1898
Bruxelles . Lamortin éditeurs. pp 170-172

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Michel M.E. HUBERT