Génédinant
Groupe d'échange et d'entraide pour la généalogie dans la région dinantaise

BOUVIGNES ET CREVECOEUR (1). La légende des Trois Dames

1er mai 2006 - Albert OTJACQUES

Selon un feuillet publicitaire "Dinant et la Haute-Meuse" datant de 1946 (auteur : Jacques FOLDVARY - Dinant) :

La tour de Crèvecoeur à Bouvignes fut batie en 1320 par les Bouvignois pour résister aux agressions des Dinantais.

En 1554, pendant la lutte implacable entre Clarles-le-Quint et Henri II le Barbare, les Français commandés par le duc de Nevers, après avoir pillé Dinant, vinrent assiéger Bouvignes, défendue par des milices et un détachement de soldats espagnols.

La ville et le donjon ne tardèrent pas a tomber aux mains des envahisseurs. Seule la tour de Crèvecoeur continua à résister énergiquement.

Parmi les défenseurs se trouvaient trois officiers espagnols dont les femmes combattaient héroïquement.

Devant le nombre sans cesse croissant des agresseurs, les trois officiers finirent par succomber, non sans avoir vendu très cher leur vie. Après avoir vu leurs maris tomber à côté d’elles, ces jeunes et belles héroïnes, pour ne pas être livrées aux mains d’une soldatesque ivre et brutale, grimpèrent sur la plate forme de la plus haute tour et là, se tenant par la main, se jetèrent dans les flots de la Meuse.

Les farouches bandits de Henri II furent eux-mêmes frappés d’admiration devant ce magnifique sacrifice.

Chaque année, dans la vielle église de Bouvignes, on célèbre encore une messe basse fondée pour le repos de l’âme des trois dames de Crèvecoeur. C’est d’ailleurs le seul élément authentique de cette belle légende qu’ont immortalisé plusieurs poètes.

On peut voir aussi dans les ruines de la vielle tour, du houx écarlate qui semble teinté du sang des trois jeunes femmes qui préférèrent la mort au désonheur.

Ainsi fut la légende des trois Dames de Crèvecoeur.